Samedi 10 octobre 2009
A la vue d'une japonaise, le vieux Tashrip, 82 ans, rajeunit soudain. Entre 1942 et 1945 le Japon occupait l'Indonésie. Il tient ce "gîte" à Ranu Pani depuis 30 ans, seulement trois japonais
ont sonnés à sa porte - contre probablement des centaines de français.
A l'école, la journée commençait par un chant à la gloire de l'empire japonais. Les enfants tournés vers Tokyo. Puis venaient le court de culture physique, sur fond de musique japonaise radio-diffusée. Tashrip nous exhume son répertoire et son vocabulaire, en sautillant comme un gamin.
Pas d'aigreur donc, juste un agréable souvenir de jeunesse, alors que comme partout ailleurs en Asie les japonais n'ont pas forcément laissé que des bons souvenirs. Seiko plaide l'ignorance, "on ne nous apprend pas notre propre histoire a l'ecole".
Sur ce type de trek court et sans difficultés majeures, la question se pose toujours : guide ou pas guide ? Nous partons avec un guide et un porteur. Le père et le fils, sympathiques et enthousiastes. Le guide - le père - n'est pas tout jeune et fume comme un pompier. Pas sûr qu'il serait d'une quelconque utilité pour nous sortir d'une crevasse. Ca tombe bien, il n'y a ni crevasse ni glacier. Et de toute façon il n'ira pas jusqu'au sommet.
Il est officiellement interdit de monter au delà du campement. Le volcan est très actif, mais cela ne semble gêner personne. Il suffit d'indiquer aux rangers du parc qu'on compte s'arrêter au camp de base.
Comme tout volcan qui se respecte l'ascension finale est raide et sableuse. On attaque la pente de face et on perd beaucoup d'énergie à pousser dans la cendre volcanique. Au commet pas question de s'approcher du cratère actif, c'est un peu décevant. Celui-ci crache de temps en temps une bouffée de fumée blanche, indigne d'un volcan supposé si actif.
Au retour, des dizaines de jeeps déposent des randonneurs, tous indonésiens. Plus ou moins bien équipés, ces étudiants en vacances partent tenter le Mont Gunnung Sumeru. Cela n'a rien de banal. Il est finalement assez rare de trouver des pays ni riches ni occidentalisés où les locaux parcourent les montagnes pour le plaisir. Dans les montagnes d'Inde, de Bolivie, du Pérou, du Népal, de Bolivie ou du Kirghizistan j'ai rarement croisé des locaux qui ne soient ni guides, ni porteurs, ni cuisiner pour trekkeurs. Ici, le jour de la fete nationale, le sommet est noir de monde.
Plus de photos du Gunnung Sumeru et de Ranu Pani ici.
A l'école, la journée commençait par un chant à la gloire de l'empire japonais. Les enfants tournés vers Tokyo. Puis venaient le court de culture physique, sur fond de musique japonaise radio-diffusée. Tashrip nous exhume son répertoire et son vocabulaire, en sautillant comme un gamin.
Pas d'aigreur donc, juste un agréable souvenir de jeunesse, alors que comme partout ailleurs en Asie les japonais n'ont pas forcément laissé que des bons souvenirs. Seiko plaide l'ignorance, "on ne nous apprend pas notre propre histoire a l'ecole".
Sur ce type de trek court et sans difficultés majeures, la question se pose toujours : guide ou pas guide ? Nous partons avec un guide et un porteur. Le père et le fils, sympathiques et enthousiastes. Le guide - le père - n'est pas tout jeune et fume comme un pompier. Pas sûr qu'il serait d'une quelconque utilité pour nous sortir d'une crevasse. Ca tombe bien, il n'y a ni crevasse ni glacier. Et de toute façon il n'ira pas jusqu'au sommet.
Il est officiellement interdit de monter au delà du campement. Le volcan est très actif, mais cela ne semble gêner personne. Il suffit d'indiquer aux rangers du parc qu'on compte s'arrêter au camp de base.
Comme tout volcan qui se respecte l'ascension finale est raide et sableuse. On attaque la pente de face et on perd beaucoup d'énergie à pousser dans la cendre volcanique. Au commet pas question de s'approcher du cratère actif, c'est un peu décevant. Celui-ci crache de temps en temps une bouffée de fumée blanche, indigne d'un volcan supposé si actif.
Au retour, des dizaines de jeeps déposent des randonneurs, tous indonésiens. Plus ou moins bien équipés, ces étudiants en vacances partent tenter le Mont Gunnung Sumeru. Cela n'a rien de banal. Il est finalement assez rare de trouver des pays ni riches ni occidentalisés où les locaux parcourent les montagnes pour le plaisir. Dans les montagnes d'Inde, de Bolivie, du Pérou, du Népal, de Bolivie ou du Kirghizistan j'ai rarement croisé des locaux qui ne soient ni guides, ni porteurs, ni cuisiner pour trekkeurs. Ici, le jour de la fete nationale, le sommet est noir de monde.
Plus de photos du Gunnung Sumeru et de Ranu Pani ici.
Par Marc-o
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Publié dans : Randonnée, montagne
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Communauté : images du monde
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