Alpes du nord (Matsumoto, Kamakochi)

Publié le par Marc-o

Bonjour,

Fin "officielle" de la saison des pluies, le pont du 21 juillet est le week-end pour les montagnards, randonneurs et alpinistes. Je part donc pour les alpes japonaises, à l'improviste. A première vue, la rando dans les alpes japonaises, c'est  presque pareil que dans les alpes françaises : les japonais sont équipés en Millet de la tête au pied ou à l'ancienne en chemise bucheron. Deux nuances toutefois, on dit "Konitchiwâââ" en croisant d'autres randonneurs, et arrivé au sommet il faut lever les bras au ciel, l'air heureux,  en disant "Banzaï !!" (sic). On croise aussi des mini-bouddhas en pierre, discretement positionnés le long du sentier. S'il existe des montagnes peu fréquentées par les occidentaux, ce n'est pas dans les Andes, en Himalaya, ou dans le Pamir kirghize qu'il faut les chercher, mais plutôt ici. Je ne croise que deux allemands (des expatriés) en trois jours en montagne.



Le premier refuge ressemble à s'y meprendre à un refuge alpin : plein de japonais entassés sur un tatami, pas de douche, bonne ambiance. Ici on ne réseve pas : pour chaque nouvel arrivant, il faut se serrer un peu plus. A mon arrivée on va chercher au fin fond de la cuisine le "spécialiste" en anglais. La différence entre spécialiste et non spécialiste est assez ténue, mais suffisante pour me faire comprendre. Je ne laisse pas indifférent : chacun demande avec son maigre anglais (certains tentent leur chance directement en japonais) d'où je viens, si je trouve les montagnes japonaises "différentes", etc.. Je répond toujours "oui" en desormais fin connaisseur de la psychologie japonaise. Ils adorent penser qu'ils sont un pays à part, que chez eux c'est vraiment pas pareil, etc...

On dort mal, car en dépit de sa politesse legendaire le japonais ronfle, et tous les japonais se levent à 3h du matin pour essayer d'atteindre le même sommet de 2900m, situé à seulement 2h de marche sur une créte rocheuse.
L'ascension un peu acrobatique est gachée par la pluie ( la fin "officielle" de la saison des pluies ...). Au sommet, je renonce à la traversée que j'envisageais, car en basket, sous la pluie et avec 10m de visibilité les dales rocheuses glissantes sont un peu délicates.

Le deuxième refuge est plus artisanal : une barraque en bois, des vieux fauteuils de voiture pour prendre le frais, une salle à manger à la japonaise (manger à genoux, donc).



Là aussi il y a un spécialiste en anglais. Un groupe de vaillants retraités passionés de montagne et d'escalade empli tout le refuge. Ils s'y mettent à dix pour me secourir lorsque je peine à manger mon poisson avec les baguettes ou que je ne sais que faire de l'oeuf cru de petit déjeuner.  Bien sûr, nombreux sont ceux qui sont allés à Chamonix ou sont parvenu au sommet du Mont Blanc.





Je rentre jeudi du japon pour y retourner en septembre. Concernant mon expatriation, je n'ai encore rien signé. Avec toutes les contraintes de déménagements, et tenant compte de la vitesse d'un Cargo Le Havre - Tokyo j'ai bien peur de passer quelques mois à l'hôtel !

Quelques photos ici :  http://picasaweb.google.fr/marcofilhol/AlpesDuNord
(le château est celui de Matsumoto, le plus ancien du japon, qui plus est
authentique)



A bientôt.

Publié dans Randonnée - montagne

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