Une semaine à Hong Kong

Publié le par Marc-o



Avion à moitié vide - en classe touriste en plus, on ne paye plus la classe affaire par temps de crise - et des restaurants hong-kongais  presque vides. Les mêmes étaient grouillants lors de mon précédent séjour ici, il y a moins d'un an. Même la classe du Marriott (dont on aperçoit la piscine sur cette photo prise depuis "mon bureau") a baissé d'un cran.  "Welcome back" m'a lancé la réception (les faux-culs, merci à la base client) et le portier a paru outré que le taxi me dépose à presque 10 mètres de la porte d'entrée. Mais per-son-ne n'est venu ouvrir mon lit pour le coucher, per-son-ne n'est venu m'apporter le thé d'accueil, ni le chocolat à la menthe. Les temps sont vraiment durs.

Travailler avec mes collègues chinois semble nettement plus facile qu'avec mes collègues japonais - je me promet toujours un post sur le travail avec mes collègues japonais, ça viendra un jour. La barrière de la langue est clairement moindre : la plupart des jeunes Hong Kongais ont fait leurs études au Canada. Du coup cette fois-ci c'est plutôt moi qui demande de répéter.  Outre ces problèmes de langue, la compréhension semble plus facile, les esprits plus occidentaux - esprit critique, esprit d'analyse, manière d'exprimer ces opinions, de replacer un sujet en perspective, etc .... Une semaine c'est trop peu pour ce genre de conclusions culturelles, mais j'avance cependant l'hypothèse que Hong Kong ce n'est pas la vraie Chine. 

 

Dans la rue cependant, il y a bien des traces de vraie Chine, matiné de modernité. Des grands immeubles abritants des mall à l'américaine, climatisés, propres et clinquants, sol en marbre. Dans l'un deux ce couple de touristes indiens visiblement impressionné m'a demandé à être pris en photo. Entre les boutiques "Leica" et "L'Occitane en Provence". Je me demande ce que font les hong-kongais le dimanche, à part du shopping et un peu de randonnée. Mais dehors, entre deux tours de grandes banques intrnationales, des petits marchés ou des stands de casse-croûtes sortent d'un autre âge, dans une température estivale (25°C). Proposés dans ces rues, des estomacs qui bouent toute la journée, affreux tapies alvéolaires. Ou des brochettes de poulpes - on trouve les mêmes au Japon. Déjà bizuté la dernière fois, j'ai cependant échappé aux pattes de poulets lors du traditionnel Dimsum entre collègues. Je suis toujours surpris par ce collègue franco-chinois qui a l'air de se régaler en suçant ce magma d'os, de peau et de cartillages pour en extraire le peu de viande grasse. L'effet pattes de poulet, c'est surtout quand on porte à sa bouche ce truc mou, difforme, boursoufflé et que l'on pense où feu son propriétaire a dû aller les poser. 



En Chine, "ils" sont trop nombreux et trop occupés pour prendre le temps de la politesse. Au japon, "ils" sont tellement nombreux que la politesse est une nécessité, pour éviter les frictions, réguler les conflits ... phrases entendues ici et là. Dans le métro de Hong Kong alors que j'hésitais une fraction seconde devant un distributeur de billets, une chinoise s'est aussitôt infiltrée et m'a chippé ma place. Désormais habitué à la politesse japonaise, j'en ai été choqué ! 

En quittant Hong Kong vendredi soir, mon probable futur lieu de résidence, je me disais qu'Il était temps que je rentre rejoindre la tranquille et presque silencieuse Tokyo, cette ville de province de 35 millions d'habitants. Mais de retour du ski de randonnée dimanche soir, debout dans l'escalier d'un Shinkansen Max rempli jusqu'à la gueule de skieurs japonais de retour d'Echigo-Yuzawa, je commençais déjà à relativiser le calme de Tokyo.



D'autres photos vite faites - mal faites le soir après le boulot, à midi pendant la pause ou en journée entre deux réunions, ici.

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philae 19/06/2009 17:02

vertigineux