Mustagh Ata

Publié le par Marc-o



Ce post est la suite de celui-là.

Ca commence à dater, juillet, mais ça faisait un petit moment que je voulais faire un post sur cette aventure. L'ascension du Mustagh Ata (7500m et des briquettes) en août dernier. Pour moi l'ascension s'est terminée au camp 3, vers 6900m, où j'ai passé une nuit agitée. Une bonne indigestion sûrement, et un peu de lassitude aussi. C'est long trois semaines à courir d'un camp à l'autre skis aux pieds et sac sur le dos.

Finalement on passe plus de temps au camp de base à ne rien faire, à récupérer, qu'à parcourir la montagne. Du coup le paysage varie peu pendant ces trois semaines, on fini par connaître le chemin du camp de base au camp 1 par coeur. Seul le camp 3 et le sommet demeurent une aventure, d'ailleurs nous n'y parviendrons pas tous.  Le parcours entre les camps est presque une autoroute européenne, avec ses heures d'affluence, et ses alpinistes européens.

Seuls le score des parties de cartes et le numéro des pages de roman change. Il y a certes de nombreux locaux qui papillonent autour du camps, pour vendre des bricoles ou proposer leurs services. Ca donne lieu à quelques distrayantes disputes entre chinois et kirghizes (pas de Ouighours, apparement dans ces montagnes). Géopolitique appliquée en quelque sorte. Ici comme ailieurs au Xinjiang ce sont les hans qui semblent tenir la part la plus importante du business.



Un guide russe bien inutile, des chameaux (deux bosses !) qui portent le matériel jusqu'au camp de base, des chinoises qui me prennent pour Harry Potter ... et beaucoup d'expérience pour la prochaine fois. Pas facile d'installer le camp à 6900m, dans le froid, le vent et la neige, alors qu'on n'aspire qu'à se reposer, à s'hydrater et à commencer son acclimatation. Tout devient plus difficile : s'habiller le matin par -20°C, faire fondre la neige pour boire, ingurgiter d'infâmes sachets lyophilisés etc ... Certaines détails pratiques concernant l'équipement deviennent vite des galères (le nombre de tentes, le nombre de réchaud, la taille des gamelles, etc ...).

Bref c'est le métier qui rentre, je ferais mieux la prochaine fois. En essayant de trouver un équilibre entre les périodes d'acclimatation - qui peuvent sûrement se faire dans un cadre différent, via un trek par exemple - et l'ascension proprement dite.








Plus de photos de cet épisode ici.

Publié dans Randonnée - montagne

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Thib 13/11/2009 11:00


Merci pour ce récit ! Même si on sent évidemment une pointe d'amertume... il est vrai que s'acclimater en restant au même endroit (ou presque) ne doit pas être très drôle.

J'étais dans les parages du Lac Karakul il y a quelques jours, et j'ai donc vu le Mustagh Ata depuis le lac... c'était magnifique !


Olivia du BOUËXIC 03/11/2009 23:58


ôôô on sent un brin de déception... le pôvre... allez allez, ce n'est pas si mal tu feras mieux la prochaine fois ;-)

Bravo qd meme !


philae 01/11/2009 01:08


je suis admirative merci pour le partage